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Décembre 2014

 

Rappel : Concerts du Nouvel An à Rouen, Lyon et Nice

Rouen

« Concert du nouvel An – Retour à Vienne »

« Le Concert du Nouvel An renoue cette saison avec la grande tradition viennoise. Valses, marches, polkas résonneront à nouveau sur la scène du Zénith transformé pour l’occasion en gigantesque salon de la Mitteleuropa de la Belle Epoque. Si de ce répertoire les Strauss, père, fils et neveu, sont incontestablement les plus illustres représentants, la capitale autrichienne accueillit des dizaines de compositeurs et d’orchestres qui produisirent des milliers de partitions consacrées à la danse et au divertissement. De Johann Strauss à Robert Stolz qui eut la chance dans sa jeunesse de rencontrer l’auteur du Beau Danube bleu, un siècle et demi de valses et d’opérettes déroulera pour nous ses fastes et sa joyeuse effervescence. Valses, marches et polkas de Josef et Johann Strauss et de Robert Stolz. »

Celles et ceux qui ne pourront pas, pour diverses raisons, se déplacer au Zénith, auront la possibilité de suivre le concert en direct sur France3.fr ou de l’écouter sur France Bleu Haute-Normandie. France Bleu convie ses auditeurs à se préparer au concert dès 15h00, sur 100.1.

Au programme :

 

Robert Stolz

Salut de Vienne,

Parade de printemps,

Wiener Café (valse tirée des airs de l’opérette).

 

Josef Strauß

Dynamiden Walzer, Moulinet Polka.

 

Johann Strauß I

Furioso-Galopp (d’après Liszt).

 

Johann Strauß II

Neue Pizzicato-Polka, …

 

Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie,

Direction musicale : Kaspar Zehnder.

 

Réservation Zénith de Rouen

 

Dimanche 4 Janvier 2015

Lyon

 

« Concert du nouvel An de l’Opéra de Lyon »

Le concert de Nouvel An est devenu une tradition à l’Opéra de Lyon. Cette année, Dame Felicity Lott en est la vedette.

« La soprano anglaise aime particulièrement la région Rhône-Alpes où elle a séjourné pendant ses années de formation. On la retrouve donc avec un plaisir assuré pour ce concert de Nouvel An, où elle mettra sa voix au service d’un répertoire plaisant et léger : Franz Lehár, Oscar Straus, Robert Stolz et bien sûr, Jaques Offenbach. Mais attention, pour Felicity Lott, l’opérette ou la valse viennoise chantées sont bien plus qu’un simple amusement. Ce sont des musiques racées qui nous montrent parfois des grandes dames s’encanaillant ; mais encore faut-il délirer avec classe et superbe, avec cette façon de ne pas y songer, ce goût de l’esquisse et du persiflage et ce zeste de mélancolie. Avec Felicity Lott, le genre explose comme le bouchon d’une bouteille de champagne, il virevolte dans les tourbillons de la danse mais il affiche une classe très gentry, comme si les collines du Sussex anglais rappelaient la campagne viennoise. »

 

Au programme :

 

Franz Lehár
Air extrait de Giuditta : « Meine Lippen, sie küßen so heiß »,
Air extrait de La Veuve joyeuse : Chanson de Vilya.

 

Oscar Straus
Airs extraits des
Trois Valses.

 

Robert Stolz
Air extrait de
Venus en Soie :
« Spiel auf deiner Geige ».

 

Jacques Offenbach
Airs extraits de La Grande-Duchesse de Gérolstein, La Belle Hélène,
La Périchole.

 

Dame Felicity Lott, soprano,

Lothar Odinius, ténor,

Orchestre de l'Opéra de Lyon,

Direction musicale : Konstantin Chudovsky.

 

Mercredi 31 décembre 2014

 

Nice

« Concert du nouvel An » à l'Acropolis.

 

Au programme :

 

Carl Michael Ziehrer

Hereinspaziert, Valse,
Loslassen, Polka rapide.

 

Johann Strauß II

Einzugsmarsch, extrait de Zigeunerbaron.

 

Franz Lehár

Ballsirenen, Valse.


Fritz Kreisler

Liebesleid.


Robert Stolz

Adieu, mein kleiner Gardeoffizier, Marche,
Salome (Roméo) pour orchestre.


Hermann Hupfeld

As time goes, extrait de Casablanca.


Leroy Anderson

Sligh ride.


Gerhard Mohr

Orient express.


Eduard Strauß

Bahn Frei, Polka rapide.


Franz von Suppé

Ouverture, extrait de Schöne Galatée.

Orchestre Philharmonique de Nice,

Direction musicale : Helmut Froschauer.

 

Jeudi 1er janvier 2015

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« Du bist die Welt für Mich »

Arte

Dimanche 4 Janvier 2015 : soirée spéciale consacrée à Jonas Kaufmann avec la diffusion du film documentaire « Berlin 1930 » à 17h35 suivie du concert à 18h30. Lien vers l'article de presse (en allemand).

Entretien dans le numéro de décembre de CLASSICA

« RADIO DAYS » VON BERLIN

Son nouveau récital « Du bist die Welt für Mich » est un « CHOC » de l'année 2014. Le ténor s'explique : ce disque est l'écho des chansons de son enfance.

Vous publiez en cette rentrée un nouveau disque consacré à l'opérette viennoise et allemande : pourquoi aujourd'hui ce répertoire ?

Hormis Kálmán avec « Grüss mir mein Wien » de Gräfin Mariza, les « opérettes viennoises » ne sont pas si nombreuses que cela sur ce disque. En fait, le thème de cet album est Berlin dans les années 1925-1935 : une période riche en évènements : début de la renaissance de Lehár (avec Richard Tauber dans le rôle-titre de Paganini), première mondiale du Pays du sourire, formidable succès d'opérettes novatrices telles Im Weissen Rössl ou Die Blume von Hawaii, et arrangement de morceaux d'opérettes classiques par Korngold pour Max Reinhardt. A cette époque, Berlin était également le centre de la musique de films : citons simplement les films sonores avec Joseph Schmidt et Jan Kiepura, les succès composés spécialement pour des ténors par Robert Stolz et Hans May. Cet album est donc un hommage aux compositeurs, librettistes et chanteurs d'une époque légendaire. La plupart d'entre eux figurait sur la liste noire des nazis parce qu'ils étaient juifs ou, à l'instar de Robert Stolz, les détestaient. Par ailleurs, l'album ne se limite pas aux opérettes, on y trouve également des choses inédites - telles les charmantes chansons Im Traum hast du mir alles erlaubt de Robert Stolz ou Lied vom Leben des Schrenk qu'Eduard Künnecke a composée pour Helge Rosvaenge et qui est très difficile à chanter : sur le plan vocal, cette chanson est l'un de mes plus gros défis de ces dernières années !

A quel public souhaitez-vous vous adresser ?

A tous ceux qui aiment écouter de la bonne musique et qui n'ont aucun préjugé contre la « musique légère » ou la musique de divertissement. Ces opérettes pourraient être taxées de « musique facile à écouter », mais elles ne sont pas faciles à interpréter. Et les chansons sont de grande qualité, tant sur le plan de la musique que du texte.

Ces chansons et airs d'opérettes sont-ils liés à des souvenirs d'enfance ou d'adolescence ?

En partie, oui. Mon grand-père était étudiant à Berlin lors de la première de la plupart de ces opérettes, et ma grand-mère chantait ces chansons quand j'était enfant. Puis j'ai écouté tous ces enregistrements célèbres de Tauber à Wunderlich, et j'ai beaucoup aimé.

En dehors du plaisir fait au public, quel est le plaisir que vous prenez spécialement avec ce répertoire ?

Tout d'abord, le contexte historico-culturel. Les recherches que j'ai effectuées pour cet album ont été presque aussi fascinantes que l'interprétation de ces chansons. Et puis, la joie d'utiliser toute la palette de ma voix. Pour des chansons comme Diwanpüppchen d'Abraham et Es muss was Wunderbares sein de Benatzky, il faut une voix pop-song lyrique à la Peter Alexander ; pour les chansons de Puccini-Lehár, un lirico spinto s'impose ; et pour la chanson Lied vom Leben des Schrenk, une véritable voix de Heldentenor est indispensable.

Ce disque est-il une « récréation » par rapport à vos grands rôles d'opéras (un peu comme des Liederabend) ?

Dans la mesure où ces chansons sont vraiment exigeantes sur le plan vocal, on ne peut guère parler de pause ou de « facilité ». Mais, bien entendu, après Le Voyage d'hiver et tous ces opéras tragiques, ces chansons sont une source de joie et de bonne humeur. Entre deux séances d'enregistrement, tous les visages étaient éclairés de larges sourires et il y avait toujours quelqu'un qui fredonnait ou chantait ces charmantes mélodies.

Peut-on espérer vous voir un jour chanter sur scène le Prince Danilo ou le Prince Sou-Chong ?

Je pense que oui. Ces deux rôles sont extrêmement enrichissants. Mais je chanterai d'abord Eisenstein dans La Chauve-Souris. Et de nombreux autres rôles d'opéras figurent sur la liste de mes envies.

Propos recueillis par Alain Duault.

 

Autre critiques sur les pages d'octobre et novembre du site ainsi que sur le site non officiel de Jonas Kaufmann.

 

ForumOpéra : Critique DVD

Irrésistible !

Sony Classical fait bien les choses : quelques semaines après la sortie du CD, commenté dans ces colonnes, voici désormais le DVD du récital consacré par Jonas Kaufmann à la musique légère de langue allemande des années 1925-1935.

On ne redira pas ici dans le détail tout le bien qu’il faut penser de la prestation du ténor star. Au diapason de Christophe Rizoud, on se contentera de rappeler que ce répertoire, prétendument « facile », se révèle en réalité redoutablement piégeur, en ce qu’il ne tolère pas la moindre faute de goût ni le moindre écart. Pour ceux qui échouent, la sanction est immédiate : ils sont engloutis de manière irrécupérable dans le kitch sirupeux, la mièvrerie de bas étage. On renverra, pour en avoir un exemple, au dernier récital de Klaus Florian Vogt. Jonas Kaufmann évite l’obstacle, et s’approprie ces airs avec un naturel désarmant. Il s’appuie pour cela sur un art consommé du dosage des nuances, se montrant tour à tour enjôleur, langoureux, véhément, lascif, enjoué... Si le talent d’un artiste se mesure à sa capacité à briller dans des répertoires éclectiques, de Verdi à Lehar, à convaincre dans Otello autant que dans Frasquita, à faire honneur à Parsifal tout comme au Pays du Sourire, alors oui, c’est certain, Jonas Kaufmann fait partie des plus grands.

Une fois posé ce constat que l’on espère sans appel, qu’apporte le DVD en plus du CD paru en septembre ? Il offre la captation d’un concert donné au Funkhaus de Berlin en 2014, reprenant à l’identique le programme du disque, avec toutefois une exception : le vocalement terrifiant « Lied vom Leben des Schrenk », de Künneke, est prudemment laissé de côté. L’image permet de vérifier ce que le son montrait déjà d’évidence : l’affinité du chanteur avec ce répertoire. On découvre en effet un Jonas Kaufmann visiblement à l’aise dans cette musique, pas avare de mimiques ou de déhanchés, esquissant ça et là quelques pas de swing (« Im Traum hast du mir alles erlaubt », « Diwanpüppchen »...) : on comprendrait mal que ces airs si entraînants soient, au concert, interprétés par un Evangéliste.

Le concert filmé permet en outre, grâce à une réalisation élégante, d’apprécier l’architecture du Funkhaus de Berlin: ce bâtiment construit dans les années 50 s’apparie idéalement à cette musique dont la popularité doit précisément beaucoup à la radio.

L'image permet, au passage, de vérifier la complicité entre les différents interprètes présents autour du ténor : sa partenaire Julia Kleiter, mais aussi le chef Jochen Rieder, à la direction impeccable, idéalement souple sans jamais verser dans l’excès.

Enfin, le principal apport du DVD réside dans un documentaire intitulé « Berlin 1930 », qui cherche à éclairer le contexte historique et artistique dans lequel sont nées les mélodies interprétées ici. Ce film de 50 minutes met en scène Jonas Kaufmann à la recherche des sources de cette musique, à travers l’exploration de sources documentaires diverses, mais aussi grâce à des rencontres avec des descendants de certains des compositeurs. Le tout est agrémenté d’archives sonores et d’extraits de films d’époque qui permettent d’apprécier le talent de quelques grands artistes immortels : Richard Tauber, bien sûr, mais aussi Jan Kiepura ou Joseph Schmidt. Autant de témoignages bienvenus sur cette période de reconstruction, où Berlin et Vienne cherchaient à effacer la cicatrice du premier conflit mondial tout comme les stigmates de la crise économique, alors que planait déjà l’ombre du désastre à venir. On comprend mieux, grâce à cet éclairage, l’irrépressible besoin de légèreté qui transparaît de chacune de ces pages.

En le replaçant très intelligemment dans son contexte, ce DVD rend donc pleinement justice à ce répertoire qui, clairement, n’est pas de seconde zone (merci, au passage d’avoir respecté les orchestrations d’origine, ce qui permet d’en saisir la subtilité). Jonas Kaufmann est pour cela le plus inspiré des interprètes, digne continuateur des illustres anciens cités plus haut (auxquels on ajoutera évidemment Fritz Wunderlich) et livre de ces airs entêtants une interprétation irrésistible, véritable antidote à la morosité ambiante.

(ForumOpera.com, 03 Décembre 2014 - Julien Marion)

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Pour davantage d'informations, contactez :

Société Internationale Robert STOLZ
19, rue de Ville d'Avray F-92310 SEVRES
Tél : 33.(0)1.46.23.16.20
Télécopie :
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robert.stolz@free.fr

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