A la fin de la seconde guerre mondiale, Hans Last entame une carrière de musicien professionnel comme pianiste dans des clubs en zone d'occupation américaine, puis comme contrebassiste. Il fait son premier arrangement pour le film The Hunters.

Il rejoint comme bassiste auprès de l'orchestre de danse de la radio de Brême. À côté du grand orchestre de danse se forme le Last-Becker Ensemble. En 1950, 51 et 52, il est désigné meilleur bassiste de jazz par le magazine populaire masculin Die Gondel. Il joue au premier Deutsches Jazzfestival (Francfort).

À la suite de ses succès en tant qu'arrangeur de musique de danse pour le Last Becker Ensemble et le grand orchestre de danse de la Radio de Brême, cette station lui demande de former un orchestre à cordes qui jouera en direct deux fois par semaine. En 1955, il rejoint l'orchestre l'orchestre de danse de la Nordwestdeutscher Rundfunk (NDR). Il accompagne alors les chanteurs en vogue à ce moment et réalise ses propres arrangements.

Hans Last fait également des arrangements pour Helmut Zacharias, qui est passé du jazz à la musique populaire et part avec lui en tournée européenne.

Ses premiers disques sortent chez Polydor en 1963. Il rencontre son premier grand succès en 1965 avec l'album Non Stop Dancing '65. Il devient James Last. Il crée un nouveau son, le « happy sound », sa marque de fabrique. Régulièrement sortent ses albums « Non Stop Dancing ». A lui seul, il représente 30 % des ventes de disques de Polydor en Allemagne. 110 albums entreront au hit-parade en Allemagne, 46 se classeront dans les 10 premiers !

En 1977, parait en Allemagne, en Autriche, l'album qui sera sa plus grosse vente, obtenant 3 disques d'Or, un disque de platine : « James Last spielt Robert Stolz ». Cet album sera également un des tous premiers à être réédité par Polydor en CD au début des années 1980.

 

 

James Last et son orchestre - 1977

James Last - Medley im Musikantenstadl 2014 - Graz - 31 décembre 2014

Fin septembre 1980, il se produit pour la première et unique fois à Paris au Palais des Congrès de la Porte Maillot.

Dans les années 1990, James Last envisage à changer de maison de disques, mais les droits concernant ses enregistrements appartenant à Polydor, il y renonce. C'est ainsi que sortent de nombreuses reprises, les nouveaux albums se font plus rares mais il continue à tourner avec son orchestre. A partir des années 80, il s'installe en Floride. Entre deux parties de golf, sa seconde passion, il continue à enregistrer, à produire des albums. Les tournées se font plus rares mais il reste toujours actif.

Il laisse derrière lui une impressionnante discographie, avec plus de 80 millions d’albums vendus, 208 disques d’or et 17 disques de platine. Autre record, plus de 2500 concerts dans plus de 150 pays.

James Last joue Robert Stolz (Polydor 2371 768).

Voici une création de fin 1977... A l’égale de celle des plus prestigieux compositeurs de musique de divertissement contemporains ou du siècle dernier, la popularité, même posthume, de Robert Stolz, est telle que les orchestrateurs modernes sont tentés de reprendre les airs marquants ou méconnus de son répertoire. C’est ce qu’a fait James Last en réalisant à sa manière, très personnelle, mais avec tact et talent, une indéniable métamorphose, dans l’ensemble d’assez bon goût, de l’écriture originale de Robert Stolz. Je pense que, tel que je l’ai connu, le compositeur n’aurait pas désapprouvé de telles adaptations pour la plupart en pots-pourris. Elles sont riches de couleurs, d’élans, de rythmes, de timbres caractéristiques. Les cordes chantent magnifiquement, dans l’atmosphère traditionnelle et féérique de l’opérette, et les cuivres donnent leur note de dynamisme juvénile plus actuel.

Pierre-Marcel ONDHER - DIAPASON - Octobre 1978.