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Mai 2015

 

Robert Stolz: 1975 – 2015

2015 marque le 40ème anniversaire de la disparition du compositeur à Berlin lors d’une séance d’enregistrement. C’était le 27 juin 1975.

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Tournée Jonas Kaufmann

Le CD « Du bist die Welt für mich » est Disque d'OR !

Mise à jour : Lundi 1er juin 2015.

Jochen Rider - Clarissa Henry-Stolz - Jonas Kaufmann

Théâtre des Champs-Elysées - Paris - 23 mai 2015

 

 

 

Jonas Kaufmann - Marche de la Parade de Printemps (Robert Stolz)

Théâtre des Champs-Elysées - Paris - 23 mai 2015

Paris : Le miracle Jonas Kaufmann »

Le ténor a donné un récital au Théâtre des Champs-Élysées, dans le cadre de la série « Les grandes voix ». Exceptionnel.

Jonas Kaufmann s'est révélé bluffant dans un programme dédié à un genre méconnu en France : l'opérette de langue allemande dans l'entre-deux-guerres.

On se dit qu'on va finir par se lasser, qu'on est fatigué du star system et de l'hystérie des aficionados du lyrique. Et puis voilà: Jonas Kaufmann parait et on termine à ses genoux comme tout le monde. Bravo l'esprit critique ! Il est vrai que le récital qu'il vient de donner au Théâtre des Champs-Élysées, dans le cadre de la série « Les grandes voix », était en tout point exceptionnel. Et pas seulement parce qu'il est beau garçon ou chante mieux que les autres, même si les deux sont vrais.

Ce qui nous a captivé cette fois, c'est l'union idéale de tous les éléments : cohérence du programme, adéquation au style, charme, émotion. C'est d'autant plus à marquer d'une pierre blanche que nous n'avons jamais caché notre peu d'attrait pour le principe du récital où une star vient faire son numéro en enchaînant des airs tirés de leur contexte, accompagné par un mauvais orchestre. Rien de tel ici.

Le programme était dédié à un genre méconnu en France: l'opérette de langue allemande dans l'entre-deux-guerres. Si tout le monde connaît l'âge d'or de l'opérette viennoise avec Johann Strauss au XIXe siècle, on a oublié son âge d'argent des années 1920 et 1930, avec Franz Lehár pour figure de proue. Le grand Jonas nous invite à des allers-retours entre Vienne et Berlin, les deux capitales de ce genre populaire dont on ne répétera jamais assez qu'il n'a rien d'une sous-musique : la distinction allemande entre U-Musik et E-Musik, musique de divertissement et musique sérieuse, n'est pas une hiérarchie! Il est d'ailleurs passionnant de comparer les différences de style selon que domine le charme autrichien ou l'énergie allemande. La bonne humeur y est constamment teintée de nostalgie, ce que la voix ambrée et voilée de Kaufmann restitue mieux que quiconque. Au brio s'ajoute dés lors une émotion décuplée par le souvenir de Richard Tauber, le ténor de charme qui créa la plupart de ces airs et fut chassé d'Autriche par le nazisme la petite histoire rejoint la grande.

Une grande élégance

Le ténor s'est adressé au public avec simplicité pour expliquer la présence d'un micro afin de rendre justice aux susurrements des chansons de crooner : il n'en avait sans doute pas besoin, on se demande même si les célèbres demi-teintes à la Kaufmann n'en étaient pas plus maniérées. Un détail en regard d'une telle perfection, due au fait que, jusque dans ce répertoire dit léger, Kaufmann conserve un chic, une élégance, un sérieux qui l'immunisent contre la vulgarité ou le mauvais goût. Même quand il prend la baguette pour diriger avec panache la Frühjahrsparade de Robert Stolz !

Quant au Münchner Rundfunkorchester, l'orchestre B de la Radio bavaroise, il est la survivance historique de ces formations spécialisées dans le répertoire lyrique et populaire, dont on sent que les musiciens en possèdent toutes les ficelles, à l'image de ce violoncelliste à la barbe blanche, Walter Brachtel, à qui Kaufmann, avant de lui dédier le dernier bis, remit un bouquet de fleurs pour son dernier concert avant une retraite faisant suite à quarante ans de bons et loyaux services. La fête mais avec classe. (Le Figaro - Christian Merlin - lundi 26 mai 2015).

Paris : « Jonas fait son show »

Onzième et dernière étape d'une tournée parfaitement rodée, baptisée « Du bist der Welt für mich », Paris attendait de pied ferme le Ténor des ténors, Jonas Kaufmann, ce 23 mai. A l'origine de cette série de concerts débutée à Cologne, un album en hommage aux succès du tandem Lehár-Tauber et de l'âge d'or du cinéma parlant jusqu'aux premières épuration nazies, publié en début d'année, un DVD comprenant un live donné à la Maison de la Radio de la rue Nalepa (Berlin) et un documentaire sur le Berlin des années 30 (Sony), sans oublier teaser, séances photos et autres objets de marketing.

Sur la scène du TCE pour une soirée inscrite dans le série "Les Grandes Voix", Kaufmann, décontracté comme rarement, s'adresse d'abord au public pour lui expliquer la présence incongrue d'un micro, destiné à respecter l'intimité de certains airs ou chansons composés pour le cinéma, contrairement aux extraits d'opérettes écrits pour être accompagnés par de grandes formations orchestrales. Si certains ont par le passé usé et abusé de la technologie pour tricher sur l'authenticité de leurs moyens vocaux, Kaufmann, nous le savons, est le même à la scène et dans les studios d’enregistrements ; on regrette cependant que sur les douze morceaux choisis, trois seulement aient été donnés sans artifice car « Freunde das Leben ist lebenwert » issu de Giuditta et le célèbre « Dein ist mein ganzes Herz » du Pays du Sourire, tous deux de Lehár, chantés d'une voix pleine aux accents tumultueux et caressants parsemés d'aigus torrides, donnaient envie de rester sur cette impression ; au passage, le second couplet du Pays du sourire donné en français, n'a pas manqué de transporter l'auditoire... largement féminin.

D'une qualité artistique, musicale et interprétative équivalente, le reste de la performance était donc entièrement sonorisé, ce qui n'a pas empêché le ténor de gratifier ce répertoire léger d'un timbre de miel et de feu où cohabitent tout ensemble humour subtil (« Heute Nacht oder nie » de Mischa Spolianzi, qu’interprétait le ténor polonais Jan Kiepura dans le film de Anatole Litvak Das Lied einer Nacht - 1932) et érotisme latent (« Gern hab ich die Frau'n geküsst » ; Paganini/Lehár), dignes des plus grands crooners du passé. Aussi à l'aise pour recréer ces atmosphères délicieusement kitsch et surannées que lorsqu'il se glisse dans la peau du romantique Werther, du cow boy Dick Johnson ou du jumeau incestueux de La Walkyrie, Kaufmann prend un plaisir infini à ressusciter ces partitions qui ont accompagné toute une génération pendant l'entre-deux-guerres et dont la popularité fut immense grâce à l'avènement du parlant et de l'industrie du disque.

A côté de la musique élégante et raffinée de Lehár et de son concurrent direct Kálmán, celle de Hans May « Ein Lied geht um die welt » écrite pour le film du même nom réalisé par Richard Oswald en 1933 et immortalisée par le ténor Joseph Schmidt, trouve elle aussi sa place dans ce programme tout de même déséquilibré par la présence de la terrifiante Marche issue de l'opérette Frühjahrsparade (Robert Stolz) et de l'air issu du long-métrage Das Liebeskommando, un rien pompier, dirigés sans grande nuance par Jochen Rieder à la tête du Müncher Rundfunkorchester.

Généreux et expansif face à une salle comblée, Jonas Kaufmann est revenu à cinq reprises : d'abord avec un « Es muss was Wunderbares sein » de Ralph Benatzky, enflammé, suivi par un langoureux « Irgendwo auf der Welt » de Richard Heymann, avant de remplacer le chef pour diriger la vigoureuse, mais si « teutonne », Marche de Stolz citée plus haut et de conclure avec le mélancolique et pourtant malicieux « Frag nicht, warum ich gehe » toujours de Stolz, que Marlène Dietrich aimait tant interpréter dans ses tours de chant et dédiait toujours à son ami Tauber, reprenant enfin l'air de Giuditta, non sans avoir retiré sa cravate dans l'euphorie générale.

Un concert revigorant, quelques semaines seulement avant un nouveau sacre annoncé, aux Chorégies d'Orange où le ténor fera ses premiers pas avec un Don José très attendu. (Concertclassic.com - François Lesueur - lundi 26 mai 2015).

Baden-Baden : « Ne demandez pas pourquoi à Jonas »

Jonas Kaufmann est en tournée : du 15 avril au 20 mai 2015, il promène les airs « légers » de son dernier disque entre Cologne, Dortmund, Stuttgart, Hambourg, Munich, Berlin, Hanovre et Baden-Baden… Difficile d’ignorer que l’événement est sponsorisé par BMW : on accède au Festspielhaus entre deux superbes voitures et des écrans, à l’intérieur, diffusent un clip en boucle où le ténor côtoie de superbes carrosseries. Le ton est donné. Toutes les places ont été vendues et, si le public n’est pas celui qu’on croise d’habitude, il n’est pas forcément plus jeune. C’est une salle archi-comble qui attend avec ferveur l’arrivée de la star et patiente face à un micro (!) pendant que le Rundfunk-Sinfonieorchester de Berlin propose la Valse de Giuditta de Franz Lehár où l’on reconnaît le thème du « Meine Lippen, sie küssen so heiß » (mes lèvres embrassent avec tant de flamme…). Voilà qui est prometteur. La direction de Jochen Rieder ne manque pas de surprendre : on est plus proche des soirées musicales proposées sur les chaînes de télévision allemandes populaires que des interprétations nerveuses d’un Thielemann à la tête de la Staatskapelle de Dresde ou des prestations du Philharmonique de Vienne. On pourrait même dire que l’on traîne un peu les pieds, quoique les percussions redonnent tout de même du punch à l’ensemble.

Jonas Kaufmann arrive, très élégant, apparemment parfaitement à l’aise, dans un costume sobre d’esprit intemporel rehaussé d’une cravate à pois, motif très en vogue dans les années 1920. Avant de commencer, il explique la présence incongrue du micro et de la sonorisation, prévue pour renforcer l’esprit du « schlager » (qu’on pourrait traduire par chanson à succès), si cher à la culture allemande. Le micro reste devant lui pendant tout le récital, y compris quand il n’est pas utilisé. « Rassurez-vous, il n’y a rien de cassé », anticipe le ténor munichois, non sans humour et comme si son public n’avait pas l’habitude de l’entendre sans amplification. Les puristes doivent grincer des dents…

L’effet de la sonorisation est étonnant : la voix caresse et enveloppe, comme au disque. Le chanteur joue habilement de toutes les possibilités de ce qui magnifie ses atouts tant admirés, et en particulier les somptueux pianissimi, mais surtout, quelque chose de caressant et d’enjôleur flatte l’oreille. À tel point qu’on est presque frustré lorsque l’on retrouve la voix nue, quoique quelques secondes d’adaptation suffisent à retrouver le charme et surtout la maîtrise d’un artiste dans la plénitude de son talent. Aigus surpuissants, ligne continue sans le moindre écart, prononciation admirable sans défaut, articulation parfaite pour des mots d’amour comme susurrés à l’oreille de chacun, l’expérience auditive est des plus réjouissantes.

Mais pour qui a écouté en boucle le CD Du bist die Welt für mich (chroniqué par Christophe Rizoud) et visionné le DVD passionnant et très instructif qui le complète en explorant l’importance de la chanson et de la musique allemande des années 1920 et 1930 (voir le compte rendu de Julien Marion), il est une envie frustrée. On attend des airs favoris qui n’arrivent pas, puisque la soprano Julia Kleiter n’est pas présente pour les duos, en particulier pour le délicieux Diwanpüppchen et surtout le sublime extrait de Die Tote Stadt où une sombre mélancolie doublée de Sehnsucht envahit l’auditeur. En échange, l’orchestre nous divertit avec des ouvertures et valses pendant que le ténor se repose la voix. Cela dit, il reste sur scène pendant que résonne la Marche extraite de Frühjahrsparade de Robert Stolz. On aurait aimé le voir se trémousser, danser et épater son monde dans un nouveau registre, mais il faut se contenter d’une gestuelle sobre et minimaliste des bras, avec cependant tout un jeu de mimiques et d’œillades complété par des sourires ravageurs. La présence scénique se réduit ainsi au strict minimum, mais avec une plastique et une aura pareilles, cela suffit à conquérir un public plus ou moins acquis d’avance. Main dans la poche, décontracté, quand il s’agit de prendre les belles qu’on désire sans demander la permission (« Gern hab’ ich die Frau’n geküsst »), timide et mains dans le dos quand il s’agit d’implorer (« Schatz, ich bitt’ dich… »), notre fringuant jeune homme (aux cheveux et barbe poivre et sel, tout de même) se fait tour à tour beau ténébreux romantique, latin lover et crooner.

Après deux rappels, des baisers envoyés vers la salle semblent annoncer la fin. Mais le ténor revient une dernière fois pour entonner « Frag nicht warum ich gehe » (ne demande pas pourquoi je m’en vais). La salle éclate de rire. Les paroles prennent tout à coup une résonnance toute particulière, à la fois bon enfant et cruelle puisque le texte est modifié pour la circonstance : au lieu de « Morgen küsst dich die and’re » (demain, quelqu’un d’autre t’embrassera), Jonas Kaufmann nous murmure « Morgen steht hier ein andrer » (demain, un autre chantera ici à ma place). La salle est hilare. On peut n’y voir qu’un effet facile et attendu ou une méditation ironique de la condition de chanteur et surtout du rapport très particulier que la superstar entretient avec son public. (ForumOpera - Catherine Jordy - jeudi 26 avril 2015).

Programme de Baden-Baden ( en attendant Paris, le 23 mai prochain au Théâtre des Champs-Elysées).

Franz Lehár (1870-1948)

Valse, extraite de Giuditta,

Freunde, das Leben ist lebenswert!, air d’Octavio dans Giuditta.

 

Emmerich Kálmán (1882-1953)

Ouverture de Gräfin Mariza,Jonas Kaufmann lors du concert de Baden-Baden

Grüß mir mein Wien, air de Tassilo dans Gräfin Mariza.

 

Richard Tauber (1891-1948)

Du bist die Welt für mich, extrait de Der singende Traum.

 

Franz Lehár (1870-1948)

Ballsirenen, valse extraite de Die Lustige Witwe,

Gern hab’ ich die Frau’n geküsst, extrait de Paganini.

 

Hans May (1886-1958)

Ein Lied geht um die Welt, chanson de Ricardo dans le film Ein Lied geht um die Welt.

Pause

Franz Lehár (1870-1948)

Valse, extraite de Der Graf von Luxemburg,

Schatz, ich bitt’ dich… Hab ein blaues Himmelbett, sérénade d’Armand extraite de Frasquita.

 

Robert Stolz (1880-1975)

Marche, extraite de Früjahrsparade, (Parade de Printemps),

Im Traum hast du mir alles erlaubt, extrait du film Liebeskommando.

 

Mischa Spoliansky (1898-1985)

Heute Nacht oder nie, extrait du film Das Lied einer Nacht.

 

Franz Lehár (1870-1948)

Ouverture, Das Land des Lächelns,

Dein ist mein ganzes Herz!, air de Sou-Chong dans Das Land des Lächelns.

Rappel

Werner Richard Heymann (1896-1961)

Irgendwo auf der Welt, extrait du film Ein Blonder Traum.

 

Ralph Benatzky (1884-1957)

Es muss was Wunderbares sein, extrait de Im weißen Rössl.

 

Robert Stolz (1880-1975)

Frag’ nicht warum ich gehe (Das Lied ist aus), extrait du film Das Lied ist aus.

 

Jonas Kaufmann, ténor,

Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin,

Direction musicale : Jochen Rieder.

Baden-Baden, Festspielhaus, dimanche 26 avril 2015.

Vienne : « Jonas Kaufmann - Triumph mit Liedern "Die um die Welt gingen" »

Remise du disque d'Or à Vienne Magasin EMI KarnterstrasseIn Bestform und in wahrer „Geberlaune“ präsentierte sich Jonas Kaufmann bei seinem gestrigen jüngsten Wiener Konzert, das sein neuestes CD-Album „Du bist die Welt für mich“ (erschienen bei SONY) promoten helfen soll. Mit Operetten-Hits von Lehar bis Kalman sowie mit Film-Titel von Robert Stolz bis Hans May („Ein Lied geht um die Welt“) wandelt er auf den Spuren von Ian Kiepura, Richard Tauber und Joseph Schmidt. Prunkte mit seiner vulkanartigen Super-Höhe ebenso wie mit der Annäherung an die „kleine Welt“ des Chansons. Dirigent der Tour ist der Deutsche Jochen Rieder, den Kaufmann vor Jahren in Zürich schätzen lernte. Als Orchester sind auf der CD-Aufnahme das Berliner Rundfunkorchester – beim gestrigen Konzert das Münchner „Gegenstück“ – das Münchner Rundfunkorchester – zu hören.

Aber was soll‘s? Das Publikum wartete in erster Linie auf den „König der Tenöre“, der statt Verdi oder Puccini diesmal viel Lehar und viel Stolz lieferte. Nach einer walzerseligen Giuditta-Ouvertüre begann Jonas Kaufmann gleich mit einem „Ohrwurm“. „Freunde; das Leben ist lebenswert!“ aus der gleichnamigen Lehar-Operette. Die Stimme sitzt, Jonas Kaufmann ist in Super-Form, das Publikum rast. Weiter geht’s mit einer Referenz an Wien aus der Feder von Emmerich Kalman (Gräfin Mariza): „Grüß mir mein Wien“, dann folgt Richard Tauber als Filmkomponist (Der singende Traum 1934). Nach dem Ballsirenen-Walzer aus der Lustigen Witwe kommt als Chanson „in eigener Sache“ – die Arie aus Lehar’s Paganini. „Gern hab ich die Frau‘n geküsst“. Vor der Pause dann noch ein weiterer Hit „Ein Lied geht um die Welt“. In der Pause -Jubel, Trubel, Heiterkeit- und Diskussionen, ob die Verwendung eines Mikrophons bei den lied-ähnlichen Titeln nötig ist.

ach der Pause steigt die Begeisterung noch weiter an. Lehar ( Frasquita ) und Stolz (Im Traum hast Du mir alles erlaubt) dominieren. Aber auch Mischa Spoliansky („Heute Nacht oder Nie“) und neuerlich Franz Lehar („Dein ist mein ganzes Herz“ aus „Land des Lächelns“) heizen die Stimmung weiter an. Bei den Zugaben räumen Ralph Benatzky („Es muss was wunderbares sein“) und Wener Heymann („Irgendwo auf der Welt“) ganz besonders ab. Und zuletzt beginnt Jonas Kaufmann mit der Wiederholung des Eröffnungs-Titels „Freunde, das Leben..“ Aber mit dem Robert Stolz-Titel „Frag nicht warum ich gehe, frag nicht warum ich weine“ schoss er wahrlich den Vogel ab. Singen als Therapie. In jeder Hinsicht. Und das Publikum geriet endgültig in Extase – Standing ovations, Blumen und unbeschreiblicher Jubel. Jonas Kaufmann tritt in Wien zu selten auf! (Der Neue Merker - Peter Dusek - mercredi 15 mai 2015).

Vienne, Konzerthaus, jeudi 14 mai 2015.

Lucerne : « Jonas Kaufmann et son élégance légendaire »

Le ténor munichois était en concert à Lucerne avec un répertoire d’opérette.

Jonas Kaufmann et son charme classieux. Samedi soir, le ténor allemand – le plus célèbre du circuit – faisait une halte au KKL de Lucerne au fil d’une tournée autour de son dernier album « Du bist die Welt für mich », consacré à l’opérette berlinoise et viennoise des années 1925-1935. Séducteur – mais sans trop en faire –, il est parvenu à faire passer une note d’élégance dans un répertoire qui pourrait facilement basculer dans la guimauve.

On peut s’étonner qu’il y ait un micro (au look vintage) pour accompagner ses prestations. Sitôt arrivé sur scène, le ténor, costume seyant, cravate, s’adresse au public. Il explique qu’il s’agit d’un appoint pour mieux faire entendre les fines nuances de son chant jusqu’aux dernières galeries (sous-entendu ne pas fatiguer sa voix). La sonorisation (utilisée dans certains titres) n’est pas trop gênante et confère une sorte de patine à sa voix. « Relaxez-vous », dit-il, avant d’entamer le tube « Freunde, das Leben ist lebenswert » extrait de Giuditta de Franz Lehár, accompagné par Jochen Rieden et le Münchner Rundfunkorchester.

Il y a de l’éclat dans ces aigus dardés avec puissance, sitôt tempérés par des passages où la voix de Jonas Kaufmann se fait infiniment tendre et cajoleuse. Cette alternance entre fougue ardente et souffle presque murmuré fait la beauté de ses interprétations. Son éventail de nuances est spectaculaire. Par instants, la voix se pare d’un voile dans le haut médium et l’aigu quand il chante à mi-voix et pianissimo (notes décolorées). Mais la conduite de la ligne, ce timbre qui s’assombrit pour conférer de la nostalgie à certains airs (« Grüss mir mein Wien » de Gräfin Mariza de Kálmán) sont irrésistibles.

Jochen Rieder et le Münchner Rundfunkorchester accompagnent le ténor dans une pulsation souple, le tout enrobé d’un kitsch pas trop dégoulinant. A un moment donné, Jonas Kaufmann fait même ses débuts de chef d’orchestre en dirigeant la Frühjahrsparade de Robert Stolz! Après l’ultime « Dein ist mein ganzes Herz » délivré à pleine puissance, il donne encore trois bis, salués pour finir par une standing ovation. (Le Temps - Julian Sykes - vendredi 15 mai 2015).

Lucerne : « Riskante "Clubatmosphäre" im Separee »

KKL: Der Startenor für einmal ganz unbeschwert: Jonas Kaufmann warb erotisch und verschmitzt, aber nie schwülstig, für die Operette.

 «Wir gehen auseinander, morgen singt hier ein andrer » Mit dieser textlich leicht veränderten Liedzeile aus «Frag nicht, warum» von Robert Stolz verabschiedete sich Jonas Kaufmann am Samstagabend augenzwinkernd vom stehend applaudierenden Publikum im ausverkauften Konzertsaal des KKL. Der Operettenhit aus dem Tonfilm «Das Lied ist aus» (1930) ist einer der popularen Schlager von damals, mit denen der weltweit gefeierte Tenor für das oft unterschätzte Genre eine Lanze bricht.

Mikrofon-Intimität

Anders als bei der im Herbst erschienenen CD «Du bist die Welt für mich» unterstützte ihn beim einzigen Tourneehalt in der Schweiz nicht das Rundfunksinfonieorchester Berlin, sondern dasMünchner Rundfunkorchester, das unter dem differenzierten Dirigat von Jochen Rieder überzeugte.

Mit Ausnahme der wienerischen «Gräfin Mariza» lag der Schwerpunkt der Auswahl auf der Berliner Operette der 20er- und 30er-Jahre. In jener Zeit wurden das Radio und erste Tonfilme populär. Und Operettenstars wie die Sänger Richard Tauber und Joseph Schmidt oder die Komponisten Emmerich Kalman, Paul Abraham und Leon Jessel feierten grosse Erfolge, bis sie von den Nazis wegen ihrer jüdischen Abstammung als Vertreter «entarteter Musik» verfolgt wurden.

Er wolle in einigen Liedern eine «Clubatmosphäre» schaffen, erklärte Kaufmann vor Konzertbeginn die Anwesenheit des Mikrofons auf der Bühne. Bei Stücken wie «Gern hab' ich die Frau'n geküsst» aus Lehárs Operette «Paganini» sorgte dessen Einsatz für eine intimere Separee-Atmosphäre, zu der das grosse, aber nuancenreich aufspielende Orchester ebenso viel beitrug.

Comeback der Operette

Wer Jonas Kaufmann in grossen Opernrollen hat singen hören und sterben sehen, konnte sich entspannt zurücklehnen und die «Unbeschwertheit und positive Energie» geniessen, wie es eine Konzertbesucherin formulierte. Denn der «Held» musste sich keinen Intrigen und Mordkomplotten á la Verdi, Wagner oder Puccini aussetzen Stimmlich allerdings birgt das nur scheinbar einfache Operettengenre durchaus Gefahren. Die grösste dabei ist wohl jene, diesen Liedern mit marzipansusser Klebrigkeit und schluchzendem Pathos zu begegnen. Doch Kaufmann weiss seine Stimme in jedem Moment so einzusetzen, dass sie immer charmant, erotisch und verschmitzt herüberkommt - aber nie schwülstig. So konnte man sich über die genussvoll ausgeführten Rubato-Stellen, die perfekte Artikulation oder die immer wieder hauchzart in die Höhe geführten Töne freuen und durfte sogar einer «Weltpremiere» beiwohnen, als Kaufmann flugs das Dirigat eines Marsches von Stolz übernahm. Mit weiteren Überraschungen darf man rechnen. In nicht allzu ferner Zukunft, so Kaufmann kürzlich in einem Interview, wolle er wieder die «Fledermaus» singen. Die Operette feiert offensichtlich ein Comeback. (Neue Luzerner Zeitung - Antonio Russo - lundi 18 mai 2015).

Berlin : « Tenor mit Humor »

Als Wagner-Recke wird er gefeiert, als Held italienischer Opern: Jetzt singt Jonas Kaufmann auch noch Operetten. Sein Berlin-Gastspiel in der Philharmonie gelang ihm mühelos - auch wenn kurzzeitig die Gefahr einer Saalrevolte in der Luft lag.

Er kann einfach alles: Ob deutsche Romantik, ob Italianità oder esprit français, ob große Oper oder intimer Liederabend – Jonas Kaufmann brilliert derzeit auf wirklich jedem Gebiet der Gesangskunst. Und jetzt singt er auch noch Operette! Mit derselben hochseriösen künstlerischen Genauigkeit, die er auch im Bereich der ernsten Musik an den Tag legt.

Genau das aber ist das Problem. In der restlos ausverkauften Philharmonie startet Kaufmann am Montag mit „Freunde, das Leben ist lebenswert!“ aus Lehárs „Giuditta“: Sofort füllt sein prachtvoller, baritonal grundierter Tenor den Saal, mühelos setzt er die Spitzentöne – als wären es Siegmunds „Wälse“-Rufe aus der „Walküre“. Dazu trägt er einen schwarzen Anzug mit schwarzer Krawatte – als wäre er zur eigenen Beerdigung eingeladen. Es muss ja nicht gleich der Heesters-Look sein, aber wäre für so eine Leichte-Muse-Gala nicht doch ein Smoking angemessener? Ein wenig Halbseide gehört schließlich einfach dazu bei diesem Genre. Klingen die besten Operetten-Verse nicht immer auch ein wenig nach Heiratsschwindler-Schmeicheleien?

Jonas Kaufmann kann Pianotöne wunderbar samtweich ansetzen und dann betörend aufstrahlen lassen. Kitsch dagegen liegt ihm überhaupt nicht. Er ist vielleicht süß, wenn er beim Singen nicht so genau weiß, wohin mit den Händen, wenn er plötzlich anfängt, bei einem orchestralen Zwischenspiel mitzutanzen. Aber eben nicht sexy, kein Verführer. Vielleicht hätte er zur Vorbereitung ein Wochenendseminar in Komödien-Gestik bei Barrie Kosky belegen sollen – oder sich alternativ bei Max Raabe abschauen, wie sich bühnenfüllende Präsenz mit dem Verzicht auf jegliche Gliedmaßenbewegung verbinden lässt.

Kurz vor der Saalrevolte in der Philharmonie

Die Fans freilich ficht die Frage nach der performativen Operetten-Authentizität wenig an – sie sind gekommen, um eine Party zu feiern. Wenn da nur nicht die Sache mit der Tonanlage wäre. Auf der Höhe von Block F links schnarrt ein Lautsprecher. „Sind Sie sicher, dass das nicht meine Stimme ist?“, versucht es der Tenor mit einem Scherz. Doch die Leute sind stinksauer, schließlich haben sie viel Geld für die Tickets bezahlt. Kurzzeitig liegt die Gefahr einer Saalrevolte in der Luft. Denn da wird Grundsätzliches berührt. „In der Philharmonie braucht man überhaupt keine technische Verstärkung“, entfährt es einer feinen älteren Dame aus Block A. Man möchte ihr zustimmen – zumal nicht recht klar wird, warum wann das Mikrofon wie viel aufgemacht wird. Kaufmanns zu Beginn gemachte Ansage, das geschehe je nachdem, ob der Titel nun für die Bühne oder fürs Kino geschrieben worden sei, wird jedenfalls durch die nachfolgende Regler-Praxis nicht gedeckt.

Kaufman mutiert kurz zum Maestro

Nach der Pause scheinen die Übertragungsprobleme gelöst, ein kollektiver Heiterkeitsmoment tritt ein, als der Sänger kurz zum Maestro mutiert und das Münchner Rundfunkorchester eigenhändig durch den Marsch aus Robert Stolz „Frühjahrsparade“ dirigiert. Drei Zugaben lässt sich der Star entlocken – und wenn er zum definitiven Abschied schließlich Stolz’ „Das Lied ist aus“ anstimmt, wird klar: Dieser Tenor hat einen feinen Humor. „Wir gehen auseinander, morgen singt hier ein and’rer“, dichtet er die Finalstrophe um, „dann wirst Du nicht mehr fragen, warum.“ (Der Tagesspiegel - Frederik Hanssen - mercredi 20 mai 2015).

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